‹ Morceaux choisisChapitre 86 sur 439 · LL · texte numérisé non relu

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Anal yse

[ L'intérêt de cett® Comédie consiste surtout en ce qu’elle est.

la première, et, — si lon excepte Louison (représenté le 22 février 1849), et Belline (représenté le 30 octobre 1851),/œuvres tardives, — la seule que Musset ait écrite pour le théâtre.

Elle fut représentée à l’'Odéon, le rer décembre 1830. Chute complète. Une partie du public ne pardonnait pas à Musset la Ballade à la lune; une autre était incapable de goûter son esprit, Pour comble de malchance, l'actrice qui jouait le rôle de Laurette, et qui portait une bellé robe de satin blanc, s’appuya sur un treillage vert dont la peinture n'était pas sèche, et se retourna vers le public ! « bariolée de carreaux verdâtres depuis la ceinture jusqu'aux pieds ». Ce fut un vacarme.

La seconde représentation ne fut pas plus heureuse. Musset dit « adieu à la médagerie, et pour longtemps ».

= Accident heureux, selon toute vraisemblance : si Musset s'était appliqué à écrire ses pièces en vue de ja scène, nous

n'aurions probablement pas l’œuvre charmante -de fantaisie et.

de poésie qu'il a réalisée dans la liberté primesautière de son instinct dramatique.

La Nuit vénilienne où Les Noces de Laurelte étaient d’abord.

selon la formule romantique. Razetta est de la famille byronnienne. Comme Frank (La Coupe el les Lèvres), il se. donne pour-n’avoir ni pays, ni famille, ni amis’: « Avec de l’or on en trouve partout. » Il ne tient qu’à Laurette, et elle va épouser le

prince d'Eysenach, — elle Pa même épousé déjà par procufa--

tion. C est le soir; Razetta desceñnd d’une gondole, et Laurette.

paraît à un balcon. Il & menace : « Quoique bien jeune, Laurette, j'ai trop connu ce qu'on est convenu d'appeler la vie pour

n'avoir pas trouvé au fond de cette mer le mépris de ce qu'on

aperçoit à sa surtace?. Sois bien convaincue que rien ne peut

ti

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