Fils de Philopator » (M
Attale III, roi de Pergame, avait inscrit dans son testament cette clause : « que le peuple romain soit l’héritier de mes biens»; les Romains dirent qu’il s’agissait non de ses richesses mais de son royaume : ils en firent la province d’Asie (132).
Nicomède 111 , de Bithynie, légua son territoire aux Romains (75). . '
Ptolémée Apion (le maigre), (Montesquieu écrit à tort : Appion), fils du roi d’Egypte, était roi de Gyrène et d’une partie de la Lybie ; il légua aux Romains son roj^aume (96 av. J.-G.) ; vassal de l’Egypte, Apion ne pouvait transmettre ainsi la Cyrénaïque aux Romains ; ceux-ci usèrent d’un subterfuge; ils déclarèrent libre la Cyrénaïque, et en 74, sous prétexte d’apaiser des troubles, ils réduisirent le pays en province romaine.
5. Alexandre II, dernier roi d’Egypte, laissa lui-méme son héritage aux Romains (81).
CONSIDERATIONS
avaient accordé la leuri ; et comme ils ne la refusaient à aucun des voisins d’un prince puissant, cette condition, mise dans un traité de paix, ne lui laissait plus d’alliés.
De plus, lorsqu’ils avaient vaincu quelque prince considérable, ils mettaient dans le traité qu’il ne pourrait faire la guerre pour ses différends avec les alliés des Romaiiig (c’est-à-dire, ordinairement, avec tous ses voisins), mais qu’il les mettrait en arbitrage ^ ; ce qui lui ôtait pour l’avenir la puissance militaire.
Et, pour se la réserver toute, ils en privaient leurs alliés même : des que ceux-ci avaient le moindre démêlé, ils envoyaient des ambassadeurs qui les obligeaient de faire la paix. 11 n’y a qu’à voir comme ils terminèrent les guerres d’Attalus et de Prusias
Quand quelque prince avait fait une conquête qui souvent l’avait épuisé, un ambassadeur romain survenait d’abord, qui'^ la lui arrachait des mains. Entre mille exemples, on peut se rappeler comment, avec une parole, ils chassèrent d’Egypte Antiochus^.
Sachant combien les peuples d’Europe étaient propres à la guerre, ils établirent comme une loi qu’il ne serait permis à aucun roi d’Asie d’entrer en Europe, et d’y assujettir quelque peuple que ce fût 6. Le principal motif de la guerre qu’ils firent à Mithridate fut que, contre cette défense, il avait soumis quelques barbares ^