Ce fut le cas d’Antioclms )) (M
2. Quelque négligence : mettaient... mettrait^ répétition peu élégante. « Mettre en arbitrage »
est une expression inusitée ; on dit : «soumettre à l’arbitrage ».
3. Prusias II, roi de Bithynie, servilement dévoué à Rome, avait pillé la capitaled’AttalelI, roi de Pergame ; le sénat le frappa d’une amende de 600 talents (454).
4. Rkgle : La syntaxe de l’ancienne langue était plus libre que la nôtre et permettait p. ex. de séparer le relatif de son antécédent :
Un loup survint à jeûn, qui cherchait [aventure.
(La Fontaine.)
5. Antiochus Epiphane, roi de Syrie. Le légat du sénat romain, Popilius, le trouva devant Alexandrie. Comme Antiochus hési-
tait à abandonner ses conquêtes, Popilius traça un cercle autour du roi : « Avant de sortir de ce cercle, lui dit-il impérieusement, donne-moi la réponse que je dois rapporter ». Antiochus IV céda immédiatement (168 av. J.-G.).
6. « La défense faite à Antiochus , même avant la guerre, de passer en
Europe, devint générale contre les au très rois. » (M.).
7. (( Appian, De Bello Mithrid. = Sur la Guerre de Mithridate. » (M.) Chap. XIII.
Sur Mithindate, voyez la tragédie de Racine qui porte ce titre. Montesquieu a réservé à ce roi puissant le chap. Vil de son livre Grandeur et Décadencey et il a tracé un portrait célèbre de Mithridate dans VEsprit des Lois, XXI, XII. Les conquêtes . du roi du Pont firent trembler les Romains.
MONTESQUIEU
Lorsqu’ils voyaient que deux peuples étaient en guerre, quoiqu’ils n’eussent aucune alliance, ni rien à démêler avec l’un ni avec l’autre, ils ne laissaient pas de paraître sur la scène, et, comme nos ehevaliers errants, ils prenaient le parti du plus faible C’était, dit Denys d’Halicarnasse^, une ancienne coutume des Romains, d’accorder toujours leur secours à quiconque venait l’implorer.
Ces eoutumes des Romains n’étaient point quelques faits particuliers arrivés par hasard, c’étaient des principes toujours constants; et cela se peut voir^ aisément : car les maximes dont ils tirent usage eontre les plus grandes puissances furent précisément celles qu’ils avaient employées dans les eommencements contre les petites villes qui étaient autour d’eux
Ils se servirent d’Euménès et de Massinisse pour subjuguer Philippe et Antiochus^, comme ils s’étaient servis des Latins et des Herniques pour subjuguer les Volsques et les Toscans ils se tirent livrer les flottes de Carthage et des rois d’Asie, comme ils s’étaient fait donner les barques d’Antium^ ; ils ôtèrent les liaisons politiques et civiles entre les quatre parties de la Macédoine^, comme ils avaient autrefois rompu l’union des petites villes latines^.
Mais surtout leur maxime constante fut de diviser. La république d’Achaïe était formée par une association de villes libres : le sénat déclara que chaque ville se gouvernerait dorénavant par ses propres lois, sans dépendre d’une autorité commune
1. Comparaison surprenante, dit-on ; inattendue, soit ; mais je serais d’avis d"y voir quelque chose d’ironique.
2. « Fragment de Denys, tiré de ^Extrait des Ambassades. » (M.).
Sur VExtrait des Ambassades, cf. p. 196, n. 4.