Zosime, L. IV. » (M,;, chap xx
Le Tanaïs = le Don, qui se
MONTESQUIEU
Les Goths effrayés se présentèrent sur les bords du Danube, et, les mains jointes, demandèrent une retraite. Les flatteurs de Valens saisirent cette occasion, et la lui représentèrent comme une conquête heureuse d’un nouveau peuple qui venait défendre l’empire et l’enrichir h Valens ordonna qu’ils passeraient sans armes ; mais, pour de l’argent, ses officiers leur en laissèrent tant qu’ils voulurent 2. Il leur fit distribuer des terres ; mais, à la différence des Huns, les Goths n’en cultivaient point 3; on les priva même du blé qu’on leur avait promis : ils mouraient de faim, et ils étaient au milieu d’un pays riche ; ils étaient armés, et on leur faisait des injustices. Ils ravagèrent tout depuis le Danube jusqu’au Bosphore, exterminèrent Valens et son armée, et ne repassèrent le Danube que pour abandonner l’affreuse solitude qu’ils avaient faite
ment en lutte avec les Romains.
La poussée des Huns les précipita dans l’empire.