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Chapitre II

Du gouvernement républicain et des lois relatives à la démocratie.

Lorsque, dans la république, le peuple en corps a la souveraine puissance, c’est une démocratie. Lorsque la souveraine puissance est entre les mains d’une partie du peuple, cela s’appelle une aristocratie.

Le peuple, dans la démocratie, est à certains égards le monarque ; à certains autres, il est le sujets.

vernants : gouvernement d’un seul — royauté ; de la minorité = aristocratie ; de la majorité = république.

Ces trois gouvernements sont bons quand ils usent de l’autorité en vue de l’intérêt général ; ils sont mauvais quand ils abusent de l’autorité contre l’intérêt général ; déviation de la royauté = tyrannie; de l’aristocratie = oligarchie ; de la république = démagogie.

Montesquieu sépare le despotisme de la monarchie, pour mieux porter ses coups contre le premier. Voltaire, dans son Commentaire surVEsprit des Lois (1777), reviendra constamment sur cette idée qué monarchie et despotisme « sont deux frères qui ont tant de ressemblances qu’on les prend souvent l’un pour l’autre ».

J.-Jacques Rousseau adoptera la classification d’Aristote.

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