‹ Morceaux choisisChapitre 212 sur 369 · Voyez Denys d’Halicarnasse, L · texte numérisé non relu

Voyez Denys d’Halicarnasse, L

IV et IX. » (M.).

Il est très vrai qu’une loi n’est définitive que lorsqu’elle a été rendue, suivant la formule, « par l’autorité du sénat et par l’ordre du peuple ». Mais il suffit de l’opposition du peuple ou même de Vintercession du magistrat, pour annuler une résolution du Sénat. De môme à

DE l’esprit des LOIS

[Les trois derniers chapitres (iii, iv, v), étudient les lois relatives à la nature de l’aristocratie, à la nature du gouvernement monarchique, à la nature de l’Etat despotique.

« Dans l’aristocratie, la souveraine puissance est entre les mains d’un certain nombre de personnes », de là un certain nombre de lois, résultant de cette définition même, lois variables suivant la perfection même du gouvernement aristocratique, le meilleur étant celui qui se rapproche le plus du gouvernement démocratique.

« Les pouvoirs intermédiaires, subordonnés et dépendants, constituent la nature du gouvernement monarchique, c’est-à-dire de celui où un seul gouverne par des lois fondamentales. » Pas de monarchie sans lois fondamentales, fixant, pour les soustraire « à la volonté momentanée et capricieuse d’un seul », « les prérogatives des seigneurs, du clergé, de la noblesse et des villes » ; sans ces lois, vous « avez un Etat populaire ou un Etat despotique. » Montesquieu insiste sur cette idée qu’il a faite sienne : « Point de monarque, point de noblesse ; point de noblesse, point de monarque. Mais on a un despote ».

Le despotisme créant des princes « naturellement paresseux, ignorants, voluptueux », une loi fondamentale de ce gouvernement est « rétablissement d’un visir » ; cette institution permet an despote de se livrer « aux passions les plus brutales » et de suivre ses « caprices les plus stupides. »]

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