‹ Morceaux choisisChapitre 219 sur 369 · Plutarque, Sur PéricUs; Platon, Sur Critias. » (M · texte numérisé non relu

Plutarque, Sur PéricUs; Platon, Sur Critias. » (M

5. (( Il s’y trouva 21,000 citoyens, 10,000 étrangers, 400,000 esclaves.

Voyez Athénée, L. VI (M.).

Sur le passage, cf. p. 14J, n. 1.

6. (( Elle avait 20,000 citoyens. Voyez Démostlièue, Contre Aristogiton.y) (M.).

L ôl.

DE l’esprit des LOIS

temps. On peut voir, dans Démostliène, quelle peine il fallut pour la réveiller : on y craignait Philippe, non pas comme l’ennemi de la liberté, mais des plaisirs h Cette ville, qui avait résisté à tant de défaites, qu’on avait vue renaître après ses destructions, fut vaincue à Chéronée, et le fut pour toujours^. Qu’importe que Philippe renvoie tous les prisonniers ? il ne renvoie pas des hommes. Il était toujours aussi aisé de triompher des forces d’Athènes qu’il était didicile de triompher de sa vertu.

Gomment Carthage aurait-elle pu se soutenir ? Lorsque Annibal, devenu préteur, voulut empêcher les magistrats de piller la république, n’allèrent-ils pas l’accuser devant les llomains^ ? JMalheurcux, qui voulaient être citoyens sans qu’il y eût de cité, et tenir leurs richesses de la main de leurs destructeurs ! Bientôt Rome leur demanda pour otages trois cents de leurs principaux citoyens ; elle se lit livrer les armes et les vaisseaux, et ensuite leur déclara la guerre. Par les choses que fit le désespoir dans Carthage désarmée^, on peut juger de ce qu’elle aurait pu faire avec sa vertu lorsqu’elle avait ses forces.

[Le gouvernement aristocratique ayant « par lui-même une certaine force que la démocratie n’a pas », il lui faut de la vertu comme dans le gouvernement populaire, mais « il est vrai qu’elle n’y est pas si absolument requise ». « La modération est l’âme de ce gouvernement ». (Chap. IV.).

Le principe du gouvernement monarchique n’est pas la vertu : « les lois y tiennent la place de toutes ces vertus dont on n’a aucun besoin; l’Etat vous en dispense » (chap. v) ; la monarchie a un autre ressort : « l’honneur » (chap. vi), dont « la nature est de demander des préférences et des distinctions » (chap. vu).

L’honneur n’est pas le principe du gouvernement despotique ; « les

d. ((Ils avaient fait une loi pour punir de mort celui qui proposerait de convertir aux usages de la guerre l’argent destiné pour les théâtres. »

2. Philippe de Macédoine marchait contre les Béotiens; à la voix de Démostliène, les Athéniens vinrent <à leur secours (les Spartiates, toujours égoïstes, restèrent chez eux). Les alliés furent écrasés à Chéronée (339). C’est en prononçant l’oraison funèbre des guerriers tombés sur ce champ de bataille, que Démostliène trouva des pa-

roles sublimes et restées justement célèbres.

3. Après Zama (202), Annibal avait tenté des réformes dans le sens démocratique, et notamment le rétablissement des finances; quoiqu’il ne réussît pas complètement, cette réorganisation inquiéta les Romains qui réclamèrent son extradition (195).

Annibal mourut en 183. En 146.

Carthage redevenait prospère, Sur la façon perfide dont les Romains agirent envers les Carthaginois, cf. p. J 46, n. 3.

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