‹ Morceaux choisisChapitre 23 sur 369 · XI. USBEK A MIRZA A Ispahan · texte numérisé non relu

XI. USBEK A MIRZA A Ispahan

• Tu renonces à ta raison pour essayer la mienne 3; tu descends jusqu’à me consulter ; tu me crois capable de t’instrui-

1. Montesquieu est convaincu, et il a raison, qu’il a fourni le modèle d’une préface « non ennuyeuse ».

2. Nous laissons de côté dans cette analyse d’une part tout ce qui se rapporte à l’insignifianle intrigue de sérail que Montesquieu aiésuinée en ces termes :

« Le désordre croît dans le sérail d’Asie à proportion de la longueur de l’absence d’Usbek. . .», et les lettres échangées entre les serviteurs restés en Perse et ceux qui ont suivi leur maître, lettres qui se ra])portcnt d’ailleurs <à cette c( espèce de roman »

sur lequel Montesquieu comptait pour piquer l’attention de ses frivoles contemporains.

Ispahan était encore la capitale de la Perse; elle ne devait être saccagée par les Afghans

que l’année après (1722). Depuis, la ville n’a jamais repris son importance. Téhéran devint la capitale, lorsqu’elle eut été relevée de ses ruines par Kérim- Khan qui répara les ravages des Afghans et- donna à cette ville une prospérité qu’elle n’avait jamais connue.

Nous n’insistons pas sur les noms, plus ou moins turcs, des personnages : Usbek, p. ex., est le nom d’un peuple de l’Asie centrale, au sud du Turkeslan (ouzbeg, ousbek) et aussi celui d’un prince tartarc du 14® siècle; IMirza, mot à mot: lîls de prince, est le nom porté par un certain nombre de persans notamment par un prince qui cultiva les lettres, etc.

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