‹ Morceaux choisisChapitre 239 sur 369 · Cf. Voltaire, Prix de la Justice^ art. 24, etc · texte numérisé non relu

Cf. Voltaire, Prix de la Justice^ art. 24, etc

MONTESQUIEU

Que le luxe doit être banni des aristocraties puisqu’il est « contrairg à l’esprit de modération » (chap. ni) ;

Mais que « le luxe est singulièrement propre aux monarchies, et qu’il n’y faut point de lois somptuaires» (chap. iv) ;

sauf « dans quelques cas particuliers » qu’il indique (chap. v) ;

Les lois somptuaires sont indispensables à la Chine à cause de l’énorme accîo^sement de la population (chap. vi);

Et d’autre part, Jes dynasties de cet empire ont toujours été corrompues par le luxe (chap. vu) ;

2° Montesquieu montre immédiatement après, que «l’incontinence publique», «qui est toujours jointe avec le luxe», doit-être sévèrement réprimée dans une démocratie (chap. viii) ;

Que, si «les femmes ont peu de retenue dans les monarchies», si «elles sont extrêmement esclaves» dans les Etats despotiques», elles sont, dans une république, « libres par les lois et captivées par les mœurs; le luxe en est banni, et avec lui la corruption et les vices » (chap. ix) ;

Aussi les Romains avaient-ils des «tribunaux domestiques» et des «accusations publiques» contre les violations des mœurs, dont l’usage ne s’affaiblit qu’avec la liberté (chap. x, xi) ;

Ils tenaient la femme en tutelle (chap. xii) ;

« Le système politique » des Romains « à l’égard des femmes changea dans la monarchie», et les empereurs firent des lois «pour arrêter l’impudicité » non pour « corriger les mœurs en général » (chap. xiii).

A côté de ces lois, il y en avait d’autres «particulières» dans la Rome républicaine « pour maintenir les femmes dans la frugalité » (chap. xiv) ;

3° Plus spécialement, les dots des femmes «doivent être considérables dans les monarchies..., médiocres dans les républiques.,.. , à peu prés milles dans les Etats despotiques» (chap. xv);

Les Samnites avaient une «belle coutume» qui leur permettait de donner au jeune homme le plus vertueux la jeune fille la plus digne d’être épousée par sa beauté, ses vertus, sa naissance et sa dot (chap. xvi) ;

Le livre se termine par un curieux chapitre où Montesquieu déclare qu’ttil est contre la raison et tontre la nature que les femmes soient maîtresses dans la maison», mais où il ajoute, en se faisant, à ce point de vue, le précurseur des féministes du 19® et du 20® siècle, qu’il ne l’est pas qu’elles gouvernent un empire » (chap. xvii).J

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