‹ Morceaux choisisChapitre 248 sur 369 · Guidée par Xénophon : voyez VAnabase Ae cet écrivain · texte numérisé non relu

Guidée par Xénophon : voyez VAnabase Ae cet écrivain

5. Le Perse était l'ennemi héréditaire, et c’est ce que rappelaient à leurs compatriotes les Grecs du parti d’Alexandre :

conquérir l’Asie sous ia conduite d’un roi macédonien, c’était prendre une nouvelle re-

vanche des guerres médiques.

■ Alexandre,Grec à tous les points de vue, élève d’Aristote, passionné pour Homère, se montra aux Grecs comme le chef espéré.

6. La culture dans les royaumes Perses et Mèdes faisait l’admiration des Grecs ; voir par exemple dans VEconomique de Xénophon, I, iv, 2 sq., comment les rois de Perse protègent le travail de la terre, comment ils entretiennent des parcs merveilleux, etc.

7. Darius Godoman avait vu à la bataille du Granique, petit fleuve qui se jette dans la Propontide, l’armée perse en déroute (mai ou juin 334), et l’année après il alirontait une nouvelle bataille qui fut pour lui désastreuse, dans lesdéhlés d’Issos. Mais il n’y avait pas d’ « orgueil » à penser qu’avec 500,000 nommes, il pourrait écraser une armée de 30,000 hommes de pied.

5,000 cavaliers et 7,000 barbares!

DE l’esprit des LOIS

Et non seulement le projet était sage, mais il fut sagement exécuté. Alexandre, dans la rapidité de ses actions, dans le feu de ses passions mêmes, avait, si j’ose me servir de ce terme, une saiJlie de raison qui le conduisait et que ceux qui ont voulu faire un roman de son histoire, et qui avaient l’esprit plus gâté que lui, n’ont pu nous dérober. Parlons-en tout à notre aise.

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