‹ Morceaux choisisChapitre 260 sur 369 · Chapitre Premier · texte numérisé non relu

Chapitre Premier

Idée générale.

Je distingue les lois qui forment la liberté politique, dans son rapport avec la constitution, d’avec celles qui la forment dans son rapport avec le citoyen. Les premières se* ront le sujet de ce livre-ci ; je traiterai les secondes dans le livre suivante

[On a mal entendu le sens du mot : « liberté », qui est le suivant : « La liberté est le droit de faire tout ce que les lois permettent ; et si un citoyen pouvait faire cq- qu’elles défendent, il n’aurait plus de liberté, parce que les autres auraient tout de même ce pouvoir », (Chap. Il et ni).

« La liberté politique « ne se trouve que dans* les gouvernements modérés », là où « par la disposition des chose?, le pouvoir arrête le pouvoir ». (Chap. iv).

Il y a une nation « qui a pour objet direct de sa constitution la liberté politique ». L’auteur se propose d’examiner '« les principes sur lesquels elle la, fonde ». « S’ils sont bons, la liberté y paraîtra comme dans un miroir ». (Chap. v.)

Nous arrivons alors à l’un des chapitres les plus loués, l’un de ceux qui, suivant Sainte-Beuve, sont « des découvertes dans le monde de l’histoire. » Pour nous, il a une importance capitale, car il a eu l’influence la plus profonde sur la société moderne en général et les hommes de la Constituante en particulier. ]

Page 1