‹ Morceaux choisisChapitre 31 sur 369 · XIII. USBEK AU MÊME · texte numérisé non relu

XIII. USBEK AU MÊME

Je ne saurais assez te parler de la vertu des Troglodytes. Un d’eux disait un jour : « Mon père doit demain labourer son champ ; je me lèverai deux heures avant lui, et quand il ira à son champ il le trouvera tout labouré ».

Un autre disait en lui-même : « Il me semble que ma sœur a du goût pour un jeune Troglodyte de nos parents; il faut que je parle à mon père, et que je le détermine à faire ce mariage ».

On vint dire à un autre que des voleurs avaient enlevé son troupeau : « J’en suis bien fâché, dit-il ; car il y avait une génisse toute blanche que je voulais offrir aux dieux».

On entendait dire à un autre : « Il faut que j’aille au temple remercier les dieux ; car mon frère, que mon père aime tant et que je chéris si fort, a recouvré la santé».

Ou bien: «Il y a un champ qui touche celui de mon père, et ceux qui le cultivent sont tous les jours exposés aux ardeurs du soleil; il faut que j’aille y planter deux arbres, afin que ces pauvres gens puissent aller quelquefois se reposer sous leur ombre ». .

Un jour que plusieurs Troglodytes étaient assemblés, un vieillard parla d’un jeune homme qu’il soupçonnait d’avoir commis une mauvaise action, et lui en fit des reproches. « Nous ne croyons paa qu’il ait commis ce crime, dirent les

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