A noter la « couleur locale
de ce passage «oriental»... comme il pouvait l’être au 18* siècle.
ARSACE ET ISMÉNIE
réveilla dans son cœur. Il avait résolu de lui faire la guerre. 11 demanda le secours du roi d’Hircanie.
« Joignez-vous à moi, lui écrivit-il ; poursuivons une vengeance commune. Le ciel vous destinait la reine de Bactriane ; un de mes sujets vous l’a ravie : venez la conquérir. »
Le roi d’Hircanie lui fit cette réponse ;
«Je serais aujourd’hui en servitude chez les Bactriens, si je n’avais trouvé des ennemis généreux. Je rends grâces au ciel de ce qu’il a voulu que mon règne commençât par des malheurs. L’adversité est notre mère ; la prospérité n’est que notre marâtre. Vous me proposez des querelles^ qui ne sont pas celles des rois. Laissons jouir le roi et la reine de Bactriane du bonheur de se plaire et de s’aimer »
1. La « querelle » considérée d’un seul côté,' et comme le parti d’un des « querellants ».
prendre querelle pour quelqu'un = faire de sa querelle la sienne.
Le roi de Médie a « proposé » ses « querelles » à celui d’Hircanie, en lui demandant de se faire son ch^pion ; mais ce ne sont pas des « querelles » de rois : Arsace a refusé autrefois la fille du roi de Médie ; ce sont affaires particulières.