L'ILE-DE-FRANCE
Ah ! me promenant aux environs de Paris, Où vers tous mes Aïeux mon souvenir s'élève, Je me disais : « Seraient-ils donc taris En moi les purs ruisseaux du Rêve, Qui naquirent de cette sève ? »
Car ce que mes Aïeux m'ont dans leur sang transmis C'est la source du Rêve où la Beauté m'attire. En elle, chacun de son âme a mis.
Et l'Ile-de-France se mire
Parmi ses flots où je m'inspire.
Le Rêve de beauté des générations !
Il subit dans les temps une métamorphose : Il a donné bien des inventions.
Pourra-t-il donner quelque chose En mon existence morose ?
L'Ile-de-France en son air, ses bois, ses vallons I Oui, vraiment, elle est dans toute mon ascendance ! En les zéphyrs comme en les aquilons,
Oui, de cela, dès mon enfance,
J'ai tant ressenti l'évidence I
Oui, de son ciel charmant est né l'esprit français Mobile et nuancé comme lui dans sa grâce. Aux vertus, beau ciel, par toi j'eus accès,
Toi d'où me regarde ma Race !
En ton sein je trouve sa trace !