VOICI QUE MON AME RESSENT
Grandissant, pour le Beau, mon adoration, Le Printemps saura bien la rendre plus féconde. Il va nous apporter la réparation De tant d'iniquités bouleversant le Monde.
Qu'il vienne, F Enchanteur ! Si belle, aux yeux mouillés, Paraît une clarté qui vient après Forage ! Qu'il se montre magique aux faibles, aux souillés, A ceux qui, dans leur mal, avaient perdu courage...
Ah ! il va nous combler de douceurs merveilleuses, Peut-être, le Printemps, Lui qui s'est fait attendre si longtemps 1 Même il aura des chansons éveilleuses De Foi dans les cœurs plus contents...
3 Printemps, toi qui fais naître les violettes, Et qui promets le miel, Dans tes parfums fais descendre le Ciel ! Verse un accord dans les âmes muettes De ceux que courbe un deuil cruel 1
2t mets en leurs cœurs la consolante prière I — O quels échos troublants ! — Baigne leurs yeux rougis, leurs yeux brûlants De ta plus douce et plus pure lumière ! Et donne-moi quelques élans 1
>ul, tu vas rayonner parmi des fleurs sans nombre ; Et ta voix retentit Déjà dans mon âme. Elle l'avertit Que tu sauras chasser toute cette ombre Qui sur nos fronts s'appesantit.
Oh I fais tomber sur la terre, de sang rougie, Printemps, un divin jour Qui de la Paix puisse hâter le retour ; Et fais éclore en moi, par ta magie, Les fleurs d'un idéal Amour^ !