‹ Morceaux choisisChapitre 128 sur 221 · LES ROSES, AU SEUIL · texte numérisé non relu

LES ROSES, AU SEUIL

Par des marches de pierre usée On accède sur ce perron.

Que T empreinte du temps s'est accusée I Et le soleil sous les tilleuls fait plus d'un rond.

Et si généreuse est sa flamme Pour tout le sol ensemencé !

Aujourd'hui voici que Juin proclame Que son doux règne, où l'Eté naît, est commence

Et tous les arbres le comprennent.

Ah ! que de fruits au cerisier ! C'est un doux temps qu'à toute la garenne A promis le zéphyr dans un premier baiser.

Mais, étendant vers lui ses roses, Près du perron, a prospéré Un beau rosier, où, Soleil, tu te poses. Roses disant au Cœur un doux temps espéré I

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