LES ROSES, AU SEUIL
Car avant de franchir la porte, Je regarde l'arbuste qui Tant rayonne... et chaque rose qu'il porte A les reflets du Ciel où mon Rêve naquit.
Ah I ce rosier doit me connaître, Qui joliment fleurit ce seuil, Il sait le montrer au grand Ciel peut-être ; Le lui faire bénir, quand le franchit mon deuil !
Mais si l'ombre de quelque Ancêtre Revient, le soir, franchir ce seuil , Plus doux encor son doux parfum doit être; Et sa jeunesse, en ce Passé, prend de l'orgueil.
Chaque rose semble m'y dire :
« Triste cœur, sois content de moi 1 Car ton seuil, que, ce soir, je fais sourire, Invite le Bonheur à venir jusqu'à toi 1 »