O MORTS I VOUS PRÉCÉDEZ
Le cri de Foi, d'Amour, ressuscitant les fièvres, Qui, surhumaine, font, lorsqu'on veut l'outrager, Sa grandeur ; s'il lui faut, Justice, te venger. Et le chant des Aïeux rejaillit de ses lèvres.
Et comme il a vaincu, cet immortel Refrain ! Et la France, ayant fait et inceler son glaive, Va de nouveau pouvoir accouder son grand Rêve Dans le cadre historique où s'avance le Rhin ;
Dans son droit reconquis sur le crime et la haine Presser contre son sein des enfants retrouvés Que leur martyre fier a vers elle élevés Et fait siennes deux fois : l'Alsace et la Lorraine.
Ah ! non vaine ne fut pas votre passion, Vous qui sûles porter votre croix — fier calvaire I - Soldats divins, et jusqu'au bout, dans la lumière Dont le ciel auréolait votre mission !
Chez l'Allemand, vaincu, cause de tant de larmes, O Morts I vous précédez, tel un drapeau vivant, "eux à qui votre exemple a su dire : « en avant » ! Et la Victoire en deuil vous présente les armes I