O MORTS ! VOUS PRÉCÉDEZ
...Et les drapeaux flottaient au vent de l'Espérance; Et dans F héroïsme qui triomphait enfin, La Victoire baisant son front pâle et divin, Tous les jours un peu plus, rajeunissait la France.
Mais en les mauvais jours elle avait éprouvé Que son âme, par un Passé de gloire faite, Pouvait braver le sort, sans craindre la défaite. Son Cœur de jadis, lui, s'était tout retrouvé.
Il resterait toujours digne enfant du Sublime, S'il s'était amolli, croyant trop à la Paix. De sa force il n'aurait, certe, perdu jamais, S'il avait craint un peu d'être trop magnanime.
Ah ! qu'importe ! d'avance, il était, certe, écrit, Par le sang des héros d'autrefois, par le geste, Que fit vers l'Idéal toujours son bras céleste, Que de son Cœur la France écouterait le cri !