‹ Morceaux choisisChapitre 167 sur 221 · I.r ma faute, d'avoir fait s'envoler maint charme · texte numérisé non relu

I.r ma faute, d'avoir fait s'envoler maint charme

de ne mètre pas laissé plus abuser Iir son sourire, auquel a répondu ma larme.

Pourtant, vous répétiez au sol, qui la comprend, Arbres, en vos bourgeons votre chanson naïve ; Et pourtant la clarté, que le ciel vous apprend, Vos feuilles la disaient à votre ombre attentive I

Jusqu'au Trépas, tout souriait dans le Soleil. Manteau d'or des moissons, tu couvrais la Nature. Et FAube promettait un lumineux réveil A cette terre, où rampe, hélas 1 l'Idée obscure.

J'ai dit : « S'il faut chanter, chante alors mon sanglot ; Et de la tienne, hélas ! brave cette harmonie. A l'aube montre-toi, lorsque la fleur éclôt, Montre-lui ta rosée en sa source infinie.

Et dis ce qu'elle veut apporter de fraîcheur Au désert où l'Humanité se désespère... » Mais mon sanglot s'est étouffé dans l'air berceur : Souvent, Illusion, le Monde te préfère !

Page 1