SCÈNE III
Le Réveil
le poète se lève comme soudain réveillé, transfiguré.
Avez-vous entendu ce que la Foi proclame ?
Oui, le Doute est vaincu comme un oiseau de nuit,
C'est l'Aube qu'elle dit... Je retrouve mon âme,
Et l'Espoir se rapproche au sein du Temps qui fuit.
Sur Tliorizon d'amour, accoude-toi, Pensée.
Dis au Jour qu'il existe, à l'Ombre qu'elle ment,
Et la beauté du ciel si souvent offensée
A cependant pitié de notre cœur dément !
Il faut que comme moi l'Univers se réveille... Ah ! le deuil ne peut pas toujours nous écraser l
Oui, chante, Automne, afin que mon cœur s'émerveille De retrouver partout ce qui vient l'embraser î
(La brise semble chanter, les nuages disparaissent, les étoiles brillent et mettent un Jour mystérieux sur la scène.)
Oui, chant e, Automne, il n' est pas vrai que la souffrance Fait blasphémer le monde au bord de son tombeau: Porte en tes vents déçus le grand cri d'espérance Des cœurs étincelants déjà d'un Jour nouveau !