LA F
(Tandis qu'épouvanté soudain, le Doute recule sous les regards de la Foi, celle-ci s'écrie avec douceur, tendresse et majesté.)
C'est le commencement de l'Immortalité I
{Et avec la flamme grandissante et sûre d' elle-même d'une voix surnaturelle.)
Allumez-vous, flambeaux, sous les pleurs de l'Automne Eclairez ! et que tout doute de son trépas ; Que le dernier regard soit celui qui rayonne, Car, après le tombeau, la nuit n'existe pas !
(Le Doute s'enfuit, à ce dernier vers clamé triomphalement par la Foi, qui, après avoir baisé au front le Poète, et mis la main sur son cœur, disparaît dans l'ombre que fait un nuage soudain.)