PAS UN DE CES RAYONS
Oh ! le Règne de Mai qui commence sa gloire Dont mainte chanson fait l'aveu,
Oh! j'y voudrais trouver, avec l'espoir de croire, L'ivresse d'un céleste vœu !
Oui, Mai dont le regard amoureux fait tout luire,
Sait encor dire du nouveau, Et la réalité s'efface à son sourire,
Qui se penche sur maint berceau.
Il nous dit, ce regard, que mainte aube s'apprête Pour qui veut croire à la clarté,
Qu'en les fleurs il ramène à la route secrète Du vrai qui s'en est écarté...
Comme il sait, ce regard, Nature, te convaincre Que tu dois resplendir !... Pour nous ?
Oui, nos maux, nos laideurs, ainsi sais-tu les vaincre, Mettant notre extase à genoux ?