MALGRÉ LES VOILES
(Sonnet)
L'automne lentement perd son dernier feuillage, Dont Por ruisselle au pied des grands arbres pensifs Leurs faîtes dénudés, adieux définitifs, Semblent vous proclamer au morne paysage.
Malgré les voiles que jette un obscur présage En la Vie et ses airs résignés ou passifs, En l'ondulation lugubre des massifs, L'Espérance n'a pas voilé son beau visage.
Car c'est de lui que vient tout ce rayonnement Qui promet à mon cœur une douce éclaircie Où s'allège, en priant, la Pensée adoucie...
0 ciel noyé de pleurs, tu me semblés clément ; L'Espérance a penché sur mon Rêve languide Un azur immortel qui, dans l'ombre, le guide !