PURE SOLENNITÉ
(Sonnet)
Ah I revoici les tons et souriants et graves, Par où Fautomne annonce un règne évocateur Pour notre cœur, épris de rêve et de splendeur Qui sent venir Finstant d'oublier ses entraves.
O timides désirs, vous n'êtes plus esclaves. L'automne vient en aide à votre humble candeur. Voyez au front des bois cet or libérateur. Guidés par ces parfums, vous devenez plus brave
Envol des grands pensers ! pure solennité ! L'heure à la fois attriste et nous paraît exquise, L'heure -qui veut la mort et dit l'Eternité !
Lambeau de Vérité que notre âme a conquise, Au regard indulgent de ce ciel automnal Qui confie à nos vœux un rayon d'Idéal !