UNE TOMBE
(Sonnet)
'est là, dans ce bosquet par l'automne jauni,
|ue Ton édifia la petite chapelle.
ïeureux celui qui peut, au domaine béni
)es aïeux, se donner, lorsque la mort l'appelle I
ur l'herbe, en la rosée est tombé plus d'un nid. ,e rayon y meurt-il, la brise y pleure-t-elle, ans savoir que du corps, au sol natal uni, pu se détacher une chose immortelle ?
es feuilles vont tomber, sans troubler cette paix, ir la dépouille qui dort sous le monticule, ù les feuillages d'or lui font un charmant dais.
t, lorsqu'à travers bois et dans le crépuscule,
a s'achemine là, par le petit sentier,
i mort nous semble un bien qu'il nous faut envier.
FLORES AD MORTEM (Sonnet)
On dirait que ces fleurs de F arrière-saison Ont repris pour la mort quelques charmes suprêmes On a fait la couronne avec des chrysanthèmes Qui, pâles, languissaient autour de la maison.
Au jour indifférent, la pierre usée et blême Recouvre deux cercueils... O funèbre oraison, O cierges allumés, rendez-vous la raison A celui qui voit là s'en aller ceux qu'il aime ?
Dormez sous les regards, 6 morts ! des belles nuits.
Je serai le héros de la même aventure,
Mais me portera-t-on et des fleurs et du buis ?
O démence ! enfouis dans la belle nature,
Un cadavre, est-ce vous ? Vous, de la pourriture
Non... D'un cœur immortel, dans Fazur je vous suis