RÊVERIES AUTOMNALES
La splendeur automnale a de Y ambre et de l'or
Et des reflets encor A faire ruisseler parmi mes rêveries
— Ah I toutes leurs coquetteries ! — Leur miroir est Pétang qui dort.
Et, parmi les branches flétries, Elles vont toutes, sans effort,
Prendre, en le vent du nord, Un si majestueux et si timide essor...
Elles passent encor et sans cesse repassent
Sous les branches qui cassent — Comme vous vous brisez, à nos soupirs, Espoirs ! — Qu'il vienne à venter ou pleuvoir, Si les mornes sentiers s'effacent Sous maint débris jaune ou bien noir, Elles n'y perdent pas leur grâce Modeste, et les rayons du soir Tout troublés les embrassent.
Mais leur marche, aux débris de mon cœur, s'embar-
[rasse.