‹ Morceaux choisisChapitre 59 sur 221 · LA FONTAINE · texte numérisé non relu

LA FONTAINE

Il est une fontaine, Dont un bras de fer pompe l'eau:

Qui soudain jaillit dans le seau Ou bien qu'une rigole entraîne,

Mince ruisseau, Vers l'herbe se perdre, incertaine,

Vers rapproche du soir, L'Eté, quand la chaleur recule, Fraîche, F eau remplit r arrosoir, Et, contre la soif qui la brûle,

Au crépuscule, Elle est de la plante l'espoir.

Elle a, cette fontaine, L'eau dont le bruit ne se confond Pour moi — car il est si profond I — Au bruit d'une autre eau souterraine ;

Il chante au fond Du cœur l'espérance lointaine !

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