LA FONTAINE
Il est une fontaine, Dont un bras de fer pompe l'eau:
Qui soudain jaillit dans le seau Ou bien qu'une rigole entraîne,
Mince ruisseau, Vers l'herbe se perdre, incertaine,
Vers rapproche du soir, L'Eté, quand la chaleur recule, Fraîche, F eau remplit r arrosoir, Et, contre la soif qui la brûle,
Au crépuscule, Elle est de la plante l'espoir.
Elle a, cette fontaine, L'eau dont le bruit ne se confond Pour moi — car il est si profond I — Au bruit d'une autre eau souterraine ;
Il chante au fond Du cœur l'espérance lointaine !