‹ Morceaux choisisChapitre 91 sur 221 · LA CHAINE MYSTÉRIEUSE · texte numérisé non relu

LA CHAINE MYSTÉRIEUSE

Je rêve que je l'ai, Y anneau des fiançailles... Ah ! ce n'est pas, mon cœur, d'émoi voluptueux Qu'au chemin de la Vie, hélas ! si tortueux, Tout-à-coup tu tressailles !

Tu n'es pas aveuglé par cet amour fatal, Qui dans la pâmoison fait se chercher les lèvres. J'en redoute l'instant de plaisir et de fièvres ; Le réveil est brutal.

Car de ce joug fleuri qu'en riant on se donne, Je sais qu'on voit bientôt parfois tomber les fleurs... Il nous meurtrit... plus de parfums pour nos pâleurs La foi nous abandonne.

En rêve je la fis, la douce ascension, Vers quelque cher amour avec de blanches ailes. Voici que d'aborder les tendresses réelles J'ai l'appréhension.

Page 1