AZUR
Cet azur — o rancœur I — Dont quelque chose j'ai dans les yeux et le cœur. Va-t-il me rendre plus intime La sensation du sublime, En s'ouvrant à ce vol vainqueur De mon âme vers quelque cime ?
Et comme il Fa troublé , Mon pauvre esprit, hélas ! souvent tant accablét Il fit sa flamme plus pieuse, Et sa marche plus gracieuse.
Plus d'une extase m'a semblé, Grâce à l'azur, délicieuse.
Oui, toujours je suis sûr, Quand je vois se pencher sur mes songes l'azur, D'avoir le frisson véritable, De mieux sentir le détestable ; Et d'un rayonnement plus pur L'esprit soudain se sent capable.
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Parmi tant de trépas, C'est dans un tel chaos qu'il doit porter ses pas ! Il faut que cet azur l'enivre, Pour que d'un doute il se délivre.
En ce qu'il ne soupçonnait pas, Voilà soudain qu'il se sent vivre !
11 sait bien qu'il lira Des mots mystérieux, tandis qu'il s'en ira Parmi l'azur, pour y surprendre L'Illusion ; et, pour mieux prendre Un élan pur, il s'emplira Des flots d'azur — Pays du Tendre ! —
Souvenirs, nous baisons Vos reflets dans l'azur où nous nous apaisons. Nous y subissons votre empire ; Ce qui de vous chante ou soupire A, parmi toutes les saisons, En cet azur, ce qui m'inspire !