HIRONDELLES
O vous, légères hirondelles, Vous qui jetez toujours des cris, Tandis que moi, pâle, j'écris, Moi dont le Cœur n'a plus des ailes !
Je suis les courbes sinueuses, Elégantes de votre vol, Qui s'est si rapproché du sol.
De l'été vont finir les clartés fastueuses.
Vous faites la chasse à l'insecte Rampant, ailé, noirâtre ou roux...
Quel temps lourd !... Ils sortent des trous Dans l'herbe, où votre œil vif inspecte.
Sur vos courbes si gracieuses Gare à ceux qui se trouveront !
Bientôt d'autres lieux vous verront, Car du temps frais déjà vous êtes soucieuses.