‹ Morceaux choisisChapitre 94 sur 221 · HIRONDELLES · texte numérisé non relu

HIRONDELLES

O vous, légères hirondelles, Vous qui jetez toujours des cris, Tandis que moi, pâle, j'écris, Moi dont le Cœur n'a plus des ailes !

Je suis les courbes sinueuses, Elégantes de votre vol, Qui s'est si rapproché du sol.

De l'été vont finir les clartés fastueuses.

Vous faites la chasse à l'insecte Rampant, ailé, noirâtre ou roux...

Quel temps lourd !... Ils sortent des trous Dans l'herbe, où votre œil vif inspecte.

Sur vos courbes si gracieuses Gare à ceux qui se trouveront !

Bientôt d'autres lieux vous verront, Car du temps frais déjà vous êtes soucieuses.

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