‹ Morceaux choisis de Alfred de VignyChapitre 73 sur 192 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

LE QUAKER , à part.

La mère donne à ses eufauts un baiser d'amante sans le savoir.

M. BECKFORD, parlaat haut et s'établissant pesamment et pompeusement dans un grand fauteuil.

Ah! ah! voici, je crois, tous ceux que je cherchais réunis. — Ah! John Bell, mon féal ami, il fait bon vivre chez vous, ce me semble! car j'y vois de joyeuses figures qui aiment le bruit et le désordre plus que de raison, — Mais c'est de leur âge.

JOHN BELL

Milord, Votre Seigneurie est trop bonne de me faire Thonneur de venir dans ma maison une seconde fois.

M, BECKFORD

Oui, pardieu! Bell, mon ami; c'est la seconde fois que j'y viens... Ah! les jolis enfants que voilà! Oui, c est la seconde fois, car la première ce fut pour vous complimenter sur le bel établissement de vos manufactures; et aujourd hui je trouve cette maison nouvelle plus belle que jamais : c'est votre petite femme qui 1 administre, c'est très bien. — Mon cousin, Talbot. vous ne dites rien! Je vous ai dérangé, George; vous étiez en fête avec vos amis, n est-ce pas? Talbot, mon cousin, vous ne serez jamais qu'un libertin; mais c'est de votre âge.

LORD TALBOT

Xe vous occupez pas de moi. mon cher lord.

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