‹ Morceaux choisis de prose et de vers des classiques françaisChapitre 125 sur 156 · Fille de Tarquin · texte numérisé non relu

Fille de Tarquin

4. En parlant ainsi, Brutus prononce l'arrêt de mort de ses fils.

Et qui pardonne au crime en devient le complice.

(A l'esclave.) Et toi, dont la naissance et l'aveugle destin N'avait l'ait qu'un esclave et dut faire un Romain, Par qui le sénat vit, par qui Rome est sauvée, Reçois la liberté que tu m'as conservée ; Et, prenant désormais des sentiments plus grands, Sois l'égal de mes fils, et l'effroi des tyrans.

Brutus, acte V, scène i.

Brulns apprend que ses fils sont au nombre des conjurés.

Les sénateurs, bruits, valérius {consul , pkoculus.

brutus. Eh bien! Valérius, Ils sont saisis sans doute, ils sont au moins connus? Quel sombre et noir chagrin, couvrant votre visage, De maux encor plus grands semble être le présage? Vous frémissez.

valérius. Songez que vous êtes Brutus.

BRUTUS

Expliquez-vous...

valérius. Je tremble à vous en dire plus.

(// lui donne des tablettes.) Voyez, seigneur; lisez, connaissez les coupables.

brutus, prenant les tablettes.

Me trompez-vous, mes yeux? 0 jours abominables! 0 père infortuné! Tibérinus1? mon fils!

Sénateurs, pardonnez... Le perfide est-il pris?

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