Ibid., ch. xyiii
4. C'est-à-dire par Alaric Ier, roi des "Wisigoths, en 410, par Genséric, roi des Vandales, en 455, et par Odoacre, roi des Hérules, en 476.
Étude des auteurs latins faite par le grand Dauphin sous la direction de Bossuet.
Entre les poètes, ceux qui ont plu davange au Dauphin sont Virgile et Térence; et entre les historiens, c'a été Salluste et César. Il admirait le dernier, comme un excellent maître pour faire de grandes choses et pour les écrire. Il le regardait comme un homme de qui il fallait apprendre à faire la guerre. Nous suivions ce grand capitaine dans toutes ses marches, nous lui voyions faire ses campements, mettre ses troupes en bataille, former et exécuter ses desseins; louer et châtier à propos ses soldats, les exercer au travail, leur élever le cœur par l'espérance, les tenir toujours en haleine; conduire une puissante armée sans endommager le pays ; retenir dans le devoir ses troupes par la discipline, et ses alliés par la foi et la protection ; changer sa manière selon les lieux où il faisait la guerre, et selon les ennemis qu'il avait en tête1 ; aller quelquefois lentement, mais user le plus souvent d'une si grande diligence, que l'ennemi, surpris et serré de près, n'ait ni le temps de délibérer ni celui de fuir; pardonner aux vaincus, abattre les rebelles2; gouverner avec adresse les peuples subjugués et leur faire ainsi trouver sa victoire douce pour la mieux assurer.
On ne peut dire combien il s'est diverti agréablement et utilement dans Térence, et combien de vives images de la vie humaine lui ont passé devant les yeux en le lisant. Il a vu les trompeuses amorces de la volupté ; les aveugles emportements d'une jeunesse que la flatterie a engagée dans un pas difficile et glissant, qui ne sait que devenir, et qui ne trouve le repos