‹ Morceaux choisis de prose et de vers des classiques françaisChapitre 42 sur 156 · Le boyau fait communiquer les parallèles entre elles · texte numérisé non relu

Le boyau fait communiquer les parallèles entre elles

M. I. 1 ( Bi~

homme de tête et d'exécution, qui s'était mis à son service en Turquie, et qui était particulièrement attaché au prince de Hesse ; l'autre était cet ingénieur *. Le canon tirait sur eux à cartouches - ; mais le roi, qui se découvrait davantage, était le plus exposé. A quelques pas derrière était le comte Schwerin, qui commandait la tranchée. Le comte Posse, capitaine aux gardes, et un aide de camp, nommé Kaulbar, recevaient des ordres de lui. Siquier et Mégret virent dans ce moment le roi de Suède qui tombait sur le parapet en poussant un grand soupir ; ils s'approchèrent ; il était déjà mort. Une balle pesant une demilivre l'avait atteint à la tempe droite et avait fait un trou dans lequel on pouvait enfoncer trois doigts; sa tète était renversée sur le parapet ; l'œil gauche était enfoncé et le droit entièrement hors de son orbite. L'instant de sa blessure avait été celui de sa mort ; cependant il avait eu la force, en expirant d'une manière si subite, de mettre, par un mouvement naturel, la main sur la garde de son épée, et était encore dans cette attitude 3. A ce spectacle, Mégret, homme singulier et indifférent, ne dit autre chose, sinon : « Voilà la pièce finie, allons souper. » Siquier court sur-le-champ avertir le comte Schwerin. Ils résolu-

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