On se rappellera ce trait sublime de la même tragédie
NÉiîixe, confidente de Mêdée.
Dans un si grand revers que vous reste-t-il ?
médèe. Moi, Moi, dis- je, et c*est assez.
4. Ancienne orthographe. Autrefois la première personne du singulier des temps où. l'on met aujourd'hui une s ne la recevait pas. Par là, cette personne, sans le secours du pronom, était distinguée de la seconde et de la troisième.
Il faut faire un chef-d'œuvre, et qu'un dernier ouvrage Surpasse de bien loin ce faible apprentissage.
Mais, pour exécuter tout ce que j'entreprends,
Quels dieux me fourniront des secours assez grands?
Ce n'est plus vous, enfers, qu'ici je sollicite:
Vos feux sont impuissants pour ce que je médite.
Auteur de ma naissance *, aussi bien que du jour
Qu'à regret tu départs 2 à ce fatal séjour,
Soleil, qui vois l'affront qu'on va faire à ta race,
Donne-moi tes chevaux à conduire en ta place,
Accorde cette grâce à mon désir bouillant :
Je veux choir 3 sur Corinthe avec ton char brûlant,
Mais ne crains pas de chute à l'univers funeste* :
Corinthe consumé garantira le reste.
De mon juste courroux les implacables vœux
Dans ses odieux murs arrêteront tes feux ;
Créon en est le prince et prend Jason pour gendre :
C'est assez mériter d'être réduit en cendre,
D'y voir réduit tout l'Isthme afin de l'en punir,
Et qu'il n'empêche plus les deux mers de s'unirs.
Médée6 (1635), acte Ier, scène iv.