‹ Morceaux choisis de prose et de vers des classiques françaisChapitre 73 sur 156 · C'est-à-dire des garnisons romaines · texte numérisé non relu

C'est-à-dire des garnisons romaines

2. Ce vers est fort beau ; mais, par malheur, cette beauté provient ici d'une erreur historique. En effet, c'est Caïus Flaminius j Nepos qui, consul en 217 avant Jésus-Christ, perdit contre Annibal la bataille du lac Trasimène, où il périt, et c'est Titus Quinc- \ tius Flamininus (appelé par Corneille Flaminius) qui fut député, [ en 181, vers Prusias, pour lui demander la tète d'Annibal.

PRUSIAS

Prince, vous abusez enfin de ma bonté :

Le rang d'ambassadeur doit être respecté

NICOMÈDE

Je ne sais point répondre autrement pour mon roi A qui dessus son trône on veut faire la loi.

PRUSIAS

Vous m'offensez moi-même en parlant de la sorte. Et vous devez dompter l'ardeur qui vous emporte.

NICOMÈDE

Quoi! je verrai, seigneur, qu'on borne vos États,

Qu'au milieu de ma course' on m'arrête le bras,

Que de vous menacer on a même l'audace,

Et je ne rendrai point menace pour menace!

Et je remercirni qui me dit hautement

Qu'il ne m'est plus permis de vaincre impunément !

prusias, à Flaminim.

Seigneur, vous pardonnez aux chaleurs de son âge : Le temps et la raison pourront le rendre sage.

NICOMÈDE

La raison et le temps m'ouvrent assez les yeux. Et l'âge ne fera que me les ouvrir mieux.

JMcoméde* (1652), acte II, scène m.

Mcomcdc enseigne à Prusias son devoir.

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