‹ Morceaux choisis de prose et de vers des classiques françaisChapitre 92 sur 156 · Ce sujet est tiré des Métamorphoses d'Ovide (livre VIII · texte numérisé non relu

Ce sujet est tiré des Métamorphoses d'Ovide (livre VIII

2. C'est-à-dire dont le fils de Japet rappelle le souvenir. — On sait que Prométhée, fils de Japet. fut, par ordre de Jupiter, attaché sur le Caucase, pour avoir dérobé le feu du ciel. Un vautour lui déchirait le foie, qui renaissait toujours.

Avaient uni leurs cœurs dès leur plus doux printemps ; Ni le temps ni l'hymen n'éteignirent leur flamme; Clothon prenait plaisir à filer cette trame. Ils surent cultiver, sans se voir assistés, Leur enclos et leur champ par deux fois vingt étés. Eux seuls ils composaient toute leur république1 : Heureux de ne devoir à pas un domestique Le plaisir ou le gré2 des soins qu'ils se rendaient ! Tout vieillit : sur leur front les rides s'étendaient ; L'amitié modéra leurs feux sans les détruire, Et par des traits d'amour sut encor se produire.

Ils habitaient un bourg plein de gens dont le cœur Joignait aux duretés un sentiment moqueur. Jupiter résolut d'abolir celte engeance.

Il part avec son fils, le dieu de l'éloquence 3 ; Tous deux en pèlerins vont visiter ces lieux. Mille logis y sont, un seul ne s'ouvre aux dieux. Prêts enfin à quitter un séjour si profane, Ils virent à l'écart une étroite cabane, Demeure hospitalière, humble et chaste maison. Mercure frappe : on ouvre *. Aussitôt Philémon Vient au-devant des dieux et leur tient ce langage : « Vous me semblez tous deux fatigués du voyage : Reposez-vous. Usez du peu que nous avons; L'aide des dieux a fait que nous le conservons : Usez-en. Saluez ces pénates d'argile 5 :

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