Célèbre comédienDe
BOILKAU. i71
Et son trop de lumière, importunant les yeux, De ses propres amis lui fait des envieux. La mort seule ici-bas, en terminant sa vie, Peut calmer sur son nom l'injustice et Tenvie, Faire au poids du bon sens peser tous ses écrits Et donner à ses vers leur légitime prix *.
Avant qu'un peu de trrre, obtenu par prii're, Pour jamais sous la tombe eûi enfermé Molière"^ Mille de C','s beaux traits, aujourd'bui si vantés. Furent des sots esprits à nos yeux rebutés. L'ignorance et Terreur à ses naissantes pièces, Fn habits de marquis, en robes de comtesses, Venaient pour diliamer son chef-d'œuvre nouveau Et secouaient la tôle à l'endioil le plus beau. Le command(;ur voulait la scène plus exacte*; Le vicomte indigné sortait au second acte : L'un , défenseur zélé des bigots mis en jeu, Pour prix de ses bons mots le condamnait au feu; L'antre, fougueux marquis, lui déclarant la guerre. Voulait venger la cour immolée au parterre. Mais sitôt ()ue d'un tiait de ses fatales mains La Parque l'eut layé du nonbre des humains. On reconnut le |)rix de sa muse éclipsée. L'aimabln comédii.', avec lui terrassée, En vain d'un coup si rude espéra revenir. Et sur ses brodequins ne put plus se tenir*. Tel fut chez nous le sort du théâtre comique.
Toi donc qui, l'élevant sur la scène tra;.^ique, Suis les pas de Sophocle, et, seul de tant d'esprits,