Dans le sens ancien d'apriis , cœurs
294 J. 15. UOUSSKAÎJ.
Non , jamais sons les yeux de l'auguste Cybélc La terr(^ iio fit ri.'iîtrc un plus parfait modèle
lùilrc les di(;ux mortels; Et jamais la vertu na, d.ins un siècle avare. D'un i)liis riche parfun) ni d'un encens plus rare
Vii fumer ses autels.
C'est lui, c'est le pouvoir de cet heureux génie, Qui soutient l'équité contre la tyrannie
D'un astre injurieux.
L'aimable Vérité, fugitive, importune, N'a trouvé qu'en lui seul sa gloire, sa fortune,
Sa patrie et ses dieux.
Corrigez donc pour lui vos rigoureux usages, Prenez tous les fuseaux qui pour les plus longs âges
Tournent entre vos mains.
C'est à vous que du Styx les dieux inexorables Ont confié les jours, hélas ! trop peu durables
Des fragiles humains.
Si ces dieux, dont un jour tout doit être la proie, Se montrent trop ja'oux de la fatale soie
Que vous leur redevez*, Ne délil3érez plus; tranchez mes destinées, Et renouez leur fil à celui des années
Que vous lui réservez.
Ainsi daigne le ciel , toujours pur et tranquille, Verser sur tous les jours que votre main nous file
Un regard amoureux ^î Et puissent les mortels , amis de l'innocence, Mériter tous les soins que votre vigilance
Daigne prendre pour eux ! »
C'est ainsi qu'au delà de la * fatale barque Mes chants adouciraient de l'orgueilleuse Parque L'impitoyable loi :
1 . CeUe manière de dire que la santé du comte du Luc était faible , ce qui faisait craindre pour ses jours, n'est pas exempte de recherche et d'embarras.
2. Horace commence à peu près ainsi l'une de ses odes (lY, 2) :
Quem lu , Melpomene , semel Nascentem placido Itimine videris..,,