‹ Morceaux choisis des classiques françaisChapitre 193 sur 254 · Celle stropiie a été ainsi imitée par M. de Lamartine · texte numérisé non relu

Celle stropiie a été ainsi imitée par M. de Lamartine

Heureux le poëte insensible I

Son luth n'est point baigné de pleurs.

Son enthousiasme paisible

N'a point ces tragiques fureurs, etc.

3. C'est le jxdlvTt?, le vates des anciens; le mouvement est emprunté d'Horace, Od., 111,3,9.

4. Il faut voir l'aventure d'Orphée et d'Eurydice dans Virgile, liv. IV des Géorg., et dans Ovide , Mélam., ch. X. On peut lire aussi l'ode célèbre de Pope pour le jour de Saintc-Cccite.

J. \i. ROUSSr:AU. ?03

Telle était de Phebus la vertu souveraine, Tandis qu'il fréquentait les bords de rilipiiocrcne

Et les sacrés vallons :

Mais ce n'est plus le temps, depuis que Tavarice, Le mensonge tlalteur, Torgneil et le caprice

Sont nos seuls Apolloiis.

Ah! si ce dieu sublime, échauiïant mon génie. Ressuscitait pour moi de Tantique harmonie

Les magiques accords; Si je pouvais du ciel franchir les vastes routes Ou percer par mes chants les infernales voûtes

De Tempirc des morts ;

Je n'irais point, des dieux profanant la retraite, Dérober au Destin, téméraire interprète,

Ses augustes secrets ; Je n'irais point chercher une amante ravie, Et, la lyre à la main, redemander sa vie

Au gendre de Cérès.

Enflammé d'une ardeur plus noble et moins stérile, J'irais, j'irais pour vous, ô mon illustre asile,

0 mon lidèle espoir*, Implorer auK enf(Ts ces trois lières déesses , Que jamais jusqu'ici nos vœux ni nos pruuiesses

N'ont su l'art d'émouvoir^.

« Puissantes déités qui peuplez cette rive. Préparez, leur dirais-je, une oreille attentive

Au bruit de mes concerts :

Puissent-ils amollir vos superbes courages' En faveur d'un héros digne des premiers âges

Du naissant univers!

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