V. Hugo
Jésus-Christ comparé aux autres fondateurs de religions.
Le premier et incomparable caractère du christianisme, c'est l'étendue, pour mieux dire, l'immensité de son ambition morale. On a souvent mis l'œuvre morale chrétienne
(il. NUE PHILOSOPHIQUE, MORAL ET RELIGIEUX
en regard de celle des grands hommes qui ont aussi tenté de déterminer lus lois montes de la vie Domaine si d'assurer leur empire; on a comparé Jésus-Christ à Contactas,
à ZoroftSire, à Socrate, à Çakia-Mouni, à Mahomet. La comparaison est singulièrement inintelligente et superficielle.
Los plus sages, les plus illustres, les plus puissants des réformateurs moralistes n'ont entrepris et accompli que des h 'livres très-limitées et très-incomplètes ; tantôt ils se sont seulement appliqués a mettre en lumière les principes rationnels de la morale; tantôt ils ont donné à leurs seuls disciples des règles de conduite conformes à leurs principes rationnels; ils ont enseigné une doctrine ou établi une discipline; ils ont fondé des écoles ou des sectes. L'œuvre chrétienne a été tout autre. Jésus-Christ n'est pas un philosophe qui discute avec ses disciples et qui les instruise dans la science morale, ni un chef qui groupe autour de lui un certain nombre d'adeptes en les soumettant à certaines règles spéciales qui les distinguent, les séparent même de la masse des hommes ; Jésus-Christ n'expose pas une doctrine; il n'institue pas une discipline ek n'organise pas une société particulière ; il va droit au fond de l'àme humaine, de toute àme humaine; il met à découvert le mal moral de l'homme, de tout homme, et il commande avec autorité à ses disciples de le guérir, d'abord en eux-mêmes, puis dans tous les hommes : < Sauvez votre âme. car que servirait-il à un homme de gagner tout le monde s'il perdait son âme? » — c Allez et instruisez toutes les nations. »
Quel philosophe , quel réformateur a jamais conçu une ambition si vaste, et entrepris de résoudre si complètement, si universellement, le problème moral de la nature et de la destinée humaine?
Et cette ambition n'a pas été chimérique; l'œuvre chrétienne a été poursuivie et se poursuit dans le monde avec un progrès souvent traversé, interrompu, altéré, jamais arrêté sans retour. Et pendant les trois premiers siècles de l'entreprise, c'est au nom et avec les seules armes de la foi et de la liberté que l'oeuvre chrétienne a commencé à conquérir l'homme et le monde. Et aujourd'hui, après dix-neuf siècles, en dépit des erreurs, des crimes et des maux qui s'y sont mêlés, c'est avec les mêmes armes et avec celles-là seulement, c'est au nom de la foi et de la liberté que, sous le coup de nouvelles et vives attaques, le christianisme reprend, dans l'ordre moral, le même travail et se promet de nouveaux succès Guizot.
Classl dc 3« 10
L'Ange gardien.
Oh ! qu'il est beau cet esprit immortel,
Gardien sacré de notre destinée !
Des fleurs d'Éden sa tête est couronnée ;
Il resplendit de l'éclat éternel.
Dès le berceau, sa voix mystérieuse
Des vœux confus d'une âme ambitieuse
Sait réprimer l'impétueuse ardeur,
Et d'âge en âge il nous guide au bonheur.
l'enfant.
Dans cette vie obscure à mes regards voilée, Quel destin m'est promis? à quoi suis-je appelée? Avide d'un espoir qu'à peine j'entrevois, Mon cœur voudrait franchir plus de jours à la fois? Si la nuit règne auxcieux, mon ardente insomnie
ce cœur inquiet révèle son génie ; Mes compagnes en vain m'appelle'nt, et ma main De la main qui l'attend s'éloigne avec dédain.
l'ange.
Crains, jeune enfant, la tristesse sauvage Dont ton orgueil subit la vaine loi.
Loin de les fuir, cours aux jeux de tort âge ; Jouis des biens que le ciel fit pour toi ; Aux doux ébats de l'innocente joie N'oppose plus un front triste et rêveur ; Sous l'œil de Dieu suis ta riante voie ; Enfant, crois-moi, je conduis an bonheur.
.M*e A. Tastu.
Prkiacb 1
conseils pour la lbctum a hautk voix et la récitation . . 1
PREMIÈRE PARTI i:.
Genre épique et genre historique.
La mort d'Eurydice (Deliu.k, Trad. dfrs G le Virgile). 9
; de de Laocoon (Oblillb, Trad. de V Enéide de Virgile). . 1"
d'Énée (Fontanbs, Trad. de ['Enéide de Virgile]
une de Troie (Dblillb, Trad. de l'A'/. . irgile). , La Vieillard de Tarente DbliA.i Hcorgiques de Virg La jeune Tarentine André Chknier)
Satan (CHATEAUBRIAND. Trad. d 11 Paradis perdu de -Milton . .
Le Paradis (L. Ratisbonne, Trad. de Dante)
Une (Bossue-i I
Homère (Barthélkhy) "
Les Grecs et les Romains (Fenblon] -'
Bataille d'Andrinuple (A. dk BaOGLiB)
Les Francs (Chateaubriand]
Les Francs (Augustin Thierry)
Cuarlemagne (Guizor) **
Captivité de Grégoire VII (Villemain)
Le Trouvère (Ei>g. Quiret)
La Chevalerie (A. Soumet)
Pierre l'Ermite (Miciiaid)
Godefroy de Bouillon (J.-B. Rousseau)
Prise île Jérusalem par Saladin (Voltaire)
Première Croisade de saint Louis (MasSillon) 33
Saint Louis rendant la justice (Flkciiiek)
Mort de saint Louis [CHATEAUBRIAND) '"
Saint Louis (Fénki.on)
I Louis (Voltairb) 36
Saint Louis (Montalkmbbrt) 36
Dante (Aug. Barbier)
Michel-Ange el la Renaissance (ChbnbûOltJ
lieu (Cardinal DE Rbtz) "-•
Les Ministres de Charles I" (Guizot)
i ■ ienade de Fénelofl AndRIEDX)
Eustache Le Sueur [Vuet]
.I.-.I. Rousv.-au (Joubert) l!
La Révelut on française (MioNBT) ''
Les Vendéens (M»"-' de La RbaBE7Aqtr&x.BnO • *&
Genre lyrique. — Genre descriptif.
A Henri IV (Malherbe) 50
La Mase de la poésie sacrée (Lamartine) 52
Le Jugement dernier (Gilbert) 5-2
Le Vendredi saint (Casimir Delavignk) '55
Eloge d'Athènes (L. Halévv, Trad. de Sophocle) 56
Ballade à M. Fouquet (La Fontaine) 57
L'Anniversaire (Millevoye) „ 58
Rêves de poésie (A. de Musset) 59
Le Tasse (Fontanes) 61
La Canadienne (Victor Hugo) 63
Hymne à la France (A. UhékIER) 64
Lui (Victor Hugo) 65
La Popularité (A. Barbier) 68
A ma Mère (Laprade) 69
Heures de Paresse (Fontanes) 72
Idylle sur la Paix (Racine) 72
Les Hirondelles (Béranger) 74
Le Nid abandonné (G. Nadaud) 75
Adieux sur la montagne (Laprade) 77
Ma Mansarde (A. Chénier) 77
Les Nuages (Bernardin de Saint-Pierre) 78
Soleil couchant (Victor Hugo) 79
La Retraite (La Fontaine) 80
La Solitude (Mme Lambert) 81
La Retraite (Lamartine) 81
La Promenade (J. Chénier) 82
Le Bonheur des champs (Andrieux) 85
Le Coin du feu (Delille) 86
La Fenaison (Autran) 88
La Vendange (Laprade) 88
L'Ane (Buffon) 89
L'Ane (Delille) 91
Le Paon (Buffon) 92
Le Héron (Buffon) 93
Les Abeilles (Delille) 94
Le Loup (Buffon) 95
Le Pinçon (Guéneau de MontbeillardJ . . . „ 97
Le Lion et le Tigre (Buffon) 97
Les vrais Amis (Fénelon) 98
Le faux Savant (La Bruyère) 99
Les Français (Duclos) 100
Le Curé (Lamartine). . • . . . 100
Le grand Capitaine (La Bruyère) 102
Le Prêtre (Lamennais) 103
Le Marquis à la cour (Molière) 104
L'Avare (Massillon) 105
L'Avarice (Boileau) 106
La fausse Piété (Bourdaloue) 106
A mon Potager (Ducis) 107
Le Baptême d'une cloche (Eugénie de Guérin) 108
TABLE DBS M \tii.
rjts humain (BoSBVST) |06