CHŒUR DES PORCHERS
Ne le permets pas, Dieu puissant !
Eloigne de moi cette épreuve!
Je ne saurais me faire un cœur obéissant ; Je hais ces oppresseurs qui poursuivent la veuve,
Et pillent les biens de l'absent.
Mais la justice enfin visite l'homme impie; Dans les bras du bonheur, son convive assidu, En vain il dort, et croit ia justice assoupie;
Elle saisit le coupable éperdu,
Au sein des plaisirs qu'il expie.
Devant des festins copieux, Au bruit des chants et de la lyre, L'heure semble trop courte aux prétendants joyeux: Mais leurs fêtes n'ont rien que j'envie et j'admire,
Car elles offensent les Dieux.
J'aime mieux vivre pauvre, errer dans la broussaille,