‹ Morceaux choisis des classiques françaisChapitre 62 sur 115 · MONTE-PRADE · texte numérisé non relu

MONTE-PRADE

C'est bien... plus tard... (a part.) Il a toujours la cicatrice

Qu'il s'était faite au front en tombant de mes bras...

Quand je vivrais cent ans, je ne l'oublierais pas !

— Pauvre enfant! me voyant tout tremblant et tout blême

Ce n'est rien, disait-il, ne pleure pas, je t'aime...

Et tandis qu'une main allait me caressant,

De son cher petit front l'autre essuyait le sang...

Béni soit Dieu qui rend mon fils à ma vieille>se!

Tiens, je pleure et n'ai pas honte de ma faiblesse.

FABRICE

Pleurez, pleurez! laissez couler ce doux pardon Sur l'ingrat voyageur et sur son abandon.

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