‹ Morceaux choisis des classiques françaisChapitre 87 sur 115 · CINQUIEME PARTIE GENRE ÉPISTOLÀIRE — GENRE ANECDOTIQOE · texte numérisé non relu

CINQUIEME PARTIE GENRE ÉPISTOLÀIRE — GENRE ANECDOTIQOE

A M. de Priézac.

Monsieur, la demoiselle qui vous rendra cette lettre m'a issuré que je suis votre favori et qu'elle se promet les plus grandes choses, si je vous recommande son procès. Pour noi, je crois volontiers ce que je désire, et il ne faut pas Deaucoup d'éloquence à me persuader que vous me faites l'honneur de m'aimer. Si cela est, monsieur, je vous prie de témoigner à cette pauvre plaideuse que noire amitié n'est ■pas un bien inutile, et que ma recommandation ne gâte pas aon plus une bonne cause.

Elle est tourmentée par le plus fameux chicaneur de notre province, et je ne pense pas que la Normandie en ait jamais porté un si redoutable. Son nom seul fait trembler toutes les /euves et met en fuite les orphelins. 11 n'y a pièce de pré ni ie vigne à trois lieues de lui qui soit assurée à celui qui la possède. Il pense faire grâce aux enfants, quand il se consente de vouloir partager avec eux la succession de leur père. Il habite les parquets et les autres lieux destinés à .'exercice de la discorde; et, s'il vous plaît que je me serve les termes de notre bon Plaute, on le voit en ces lieux-là plus souvent que le préteur. Voulez-vous que j'achève son 3loge? c'est Attila en petit, c'est le fléau de Dieu dans son voisinage.

Vous ferez une œuvre méritoire, ou plutôt une action de charité héroïque, si vous contribuez en quelque chose au châtiment de cet ennemi public. Vous obligerez en une seule personne mille personnes intéressées. Mais je ne laisserai pas de vous en avoir autant d'obligation que si vous ne considériez que moi, qui vous en supplie et qui suis passionnément votre tout dévoué. Balzac.

GtSNRE I

Éducation littéraire.

J.' pria certain auteur1 autrefois pour mon maître :

iter; à la fin, . < l i < - 1 1 x ,

; I • bonheu silla Les yeux.

i bon, du meilleur, et la France tait dans ses vers le tour ei la cadei Qui ne les eûl j- en demeurai r.u i ;

ses traits ont perdu qu livi.

•op d'esprit s épand en trop de b I

sont or, toutes 11 iurs y sont po pu ,,,,. ,|,i Là-dessus : De m11"1 vous plai n /.--.■ D

pli -ut de moi, qui, plein de mu i Vais partout prêchant l'arl de 1 1 simp] ■ nature. Ennemi il'1 m i gl» ire et d ■■ bien,

Malheureux, j'' m'j ït ancien.

-i-il sur nous 2, dit-on, sr>ii .mi ve L'antiquité des noms n • fait rien à La chos L'autorité non plus, ni tout Quintilien. Confus à ces propos, j'écoute, et no dis rien. pavou il qu'entre ceu* qui i-s tiennent

Pen vois dont les écrit (tiennent :

- prise, et prétends qu'ils I .. issi

; rer les héros du livre que vo

La Fontaine.

Derniers Adieux.

Tu te trompes assurément, mon cher ami, s'il est bien vrai. commeM.de Soissons me Ta dit, que tu n e croies plu; m. M. it. que de corps. Il me l'a dit pour tach<

m'mspirer du courage, mais ce n'est pas de quoi je manque .!<• t'assure que le meilleur de tes amis n'a plus à eomptei sur quinze jours de vie. Voilà deux mois que je ne point, si ce n'est pour aller un peu à L'Académie, afin qu( cela m'amuse. Hier, comme j'en revenais, il me prit au miliei rue du Chantre une si grande faiblesse, que je crin

i. Allusion .i Voiture, guide aussi dangereux que séduisant.

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