‹ Morceaux choisis des grands écrivains français du XIVe siècleChapitre 102 sur 231 · HYMNE DE HENRI II · texte numérisé non relu

HYMNE DE HENRI II

Le bûcheron qui serre en sa main la coignée, Entré dedans un bois pour faire sa journée, Ne sçait où commencer : ici le tronc d'un pin Se présente à l'ouvrier, là celuy d'un sapin ; Ici du coin de l'œil marque le pied d'un chesnv. Là celuy d'Un fouteau, ici celuy d'un fresne. A la fin tout pensif, de toutes parts cherchant Lequel il coupera, tourne le fer trenchant

PIERRR DE RONSARD. 41

Sur le pied d'un ormeau et par terre le rue Pour en faire une nef ou faire une charrue.

:àinsi tenant es main le lutli bien appresté, . Entré dans ton palais, devant ta Majesté, Je doute^ tout pensif, quelle vertu première De mille que tu as sera mise en lumière :

Tes vertus, tes grandeurs, ta justice et ta foy. Ta bonté, ta pitié d'un coup s'offrent à moy. Ta vaillance au combat, au conseil ta prudence ; Ainsi je reste pauvre, et le trop d'abondance D'un si riche sujet m'engarde de penser De toutes à laquelle il me faut commencer. . . •

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