‹ Morceaux choisis des grands écrivains français du XIVe siècleChapitre 114 sur 231 · A PHILIPPE DES PORTES · texte numérisé non relu

A PHILIPPE DES PORTES

Portes, un neu autre que le vulgaire A pu coupler nos esprits alliez :

Non pour un jeu nos cœurs furent liez, Non pour un or qui palist le vulgaire

ANTOINE DE BAlF. 65

Ce qui nous feit l'un à Tautre tant plaire^ Furent les dons aux Muses dédiez :

Dons qui, sacrez, (les sots non enviez.

Ne souffriront nostre amitié se taire.

Or, sçachent donc les âges nous suivans.

Quelle amitié nous etreignit vivans Pour embrasser une douce concorde

Moy, je louay ton style gracieux :

Toy, le mien rude. En cœurs non vicieux,

Mesme candeur, plus que tout, nous acorde.

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