‹ Morceaux choisis des grands écrivains français du XIVe siècleChapitre 126 sur 231 · VAUQUELIN DE LA PRESNAYE · texte numérisé non relu

VAUQUELIN DE LA PRESNAYE

Tous ses chevaux ne sont que de manège Et tous les jours ses rentes il abrège.

Car sur le dos il porte son moulin^ Teint d'écarlate aux eaux de Gobelin*.

Tantôt il vend la grande métairie, Et puis demain Thorloge ou la prairie, Ck)mme un limas en la belle saison Portant sur lui son fardeau, sa maison.

De mises*plus il a que de recettes.

Et ses habits bardés de vieilles dettes.

Ce qu'en long temps son père et ses ayeuz Avoient acquis d'un labeur soucieux, A pleines mains à l'abandon il jette.

Non peu à peu, la vie étant sujette A tant de maux; trop jeune, il n'apperçoit Qu'on vit souvent bien plus qu'on ne pensoit

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