VAUQUELIN DE LA PRESNAYE
Tous ses chevaux ne sont que de manège Et tous les jours ses rentes il abrège.
Car sur le dos il porte son moulin^ Teint d'écarlate aux eaux de Gobelin*.
Tantôt il vend la grande métairie, Et puis demain Thorloge ou la prairie, Ck)mme un limas en la belle saison Portant sur lui son fardeau, sa maison.
De mises*plus il a que de recettes.
Et ses habits bardés de vieilles dettes.
Ce qu'en long temps son père et ses ayeuz Avoient acquis d'un labeur soucieux, A pleines mains à l'abandon il jette.
Non peu à peu, la vie étant sujette A tant de maux; trop jeune, il n'apperçoit Qu'on vit souvent bien plus qu'on ne pensoit