‹ Morceaux choisis des grands écrivains français du XIVe siècleChapitre 211 sur 231 · Id. ibid · texte numérisé non relu

Id. ibid

ÉCBIVAINS DU XVI* SlàCLB. '•t

Page 60, T. 1t%. Aphrodite.

Page 61, V. 5. IToff entes, ta n'oflTenses pas, to ne troubles pas.

— V. 15. Qui ne fusonc passionnée par une, etc....

— V. 19. Gomp. ci-dessus, p. 35, la traduction que Ronsard a donnée, de son côté, de cette pièce d'Anacréon.

Page 63, v. 1. Baif ou Baïf (Lazare de), diplomate, érudit, poëte, né au château de Pins, près de la Flèche (Sarthe), vers 1496, mort vers 1547. Il étudia le grec à Rome sous le Candiote Musurus, et à son retour en France fut envoyé par François 1" comme ambassadeur i Venise (15'U), puis en Allemagne (1539). Outre des traductions en vers de VÉlectrede Sophocle (1537), et de VHécube d'Eiyipide (1550), il a laissé deux traités souvent réimprimés : De re vestiarim (1526) et De re natah' (1536). Sa correspondance, dont Camusat au dix-sepiiëme 'siècle, et récemment M. B. Hauréau, ont publié quelques lettres, est conservée aux manuscrits de la Bibliothèque nationale et est d'un haut intérêt. Il eut pour fils Jean-Antoine de Baîf, né à Venise en 1532, mort à Paris le 9 septembre 1589 (ou 1591, suivant Moréri). Il étudia sous le célèbre Daurat, en compagnie du jeune Ronsard, et tous deux rivalisèrent d*ardeur. Il commença par chanter ses amours en des sonnets qui eurent peu de succès, il tenta d'enrichir la langue par des emprunts au latin et au grec : il y introduisit même les comparatifs et les superlatifs de forme latine {doete, doctieur, etc...). Il fut en outre un des plus opiniâtres partisans de la tentative faite à cette époque pour donner aux vers français la mesure antique, et proposa, dans ce but, un nouvel alphabet et une orthographe nouvelle. U réunissait dans sa maison du faubourg Saint-Marceau une académie de beaux esprits, d'artistes et de musiciens. — Quoique les tentatives de Baîf n'aient pas eu de succès, elles tiennent une place honorable dans ce grand etfort du seizième siècle pour fonder la langue française moderne. Il a d'ailleurs sauvé sa réputation de poète en composant en alexandrins vulgaires de charmantes petites pièces anacréonliques. Ses œuvres, publiées en 1572-1573, contiennent 7 livres des Amours^ 9 livres des Poèmes, 5 livres des Jeux, des Passetemps, Il faut y ajouter un petit livret fort singulier et rare : Étrènes de poésie fransoete en versmexuréSf 1574, in-4»; une traduction de VAntigone de Sophocle et une imitation {le Brave) du Miles gloriosus de Plaute^

Page 67, 1. 1. Bèze ou Besze (Théodore de), le plus célèbre, après Calvin, des réformateurs français, né à Vezelay (Yonne) le 24 juin 1519, mort à Genève le 13 octobre 1605. Il suivit jusqu'à l'âge de seize ans, i Bourges, les cours de Melchior Wolmar, savant helléniste allemand et l'un des premiers qui apportèrent en France les doctrines de Luther,

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