Lalanne, Dict. de Vhist, de France
264 GOMMBNTAIRIS.
Page 93, ▼. 4. Si te bénirons^ pourtant encore....
— V. 14. ATw-ttt seigneur, n'es-tu plas le maitredu monde...
— V. 20 Kien pour te porter, aucune offraude à t'apporier.
— V. o9. Du Kimple calviniste.
Page 94, v. 6. CreuXy tombeaujt.
— V. 14. Temples vivant, nos eœurs.
— V. 29. Desboutonne f ouvert.
— V. 37. Sein ferré ^ cœur de fer.
— V. 45. Cris mortels y cris de mort.
Page 9^1, V. 6. Peine.,,, par la sévérité du châtiment.
Page96,l. 1. Régnier(Mathurin),né à Chartres le 2] décembre 1573, mort à Rouen le '22 octobre 1613. Il était neveu du poète Desportes, dont l'exemple le porta de bonne heure à faire des vers. Son père YoulHil bien qu'il héritât de son oncle quelque bénéfice, mais non la manie du poète, et il fit tonsurer son fils à onze ans. Ce n'était pas la vocation 4e Matburin. En lô93, il s'attacha au cardinal de Joyeuse, qui partait pour Borne, et passa près de dix ans auprès de ce prélat sans en recevoir aucune récompense. Quoiqu'il eût reconnu que la fidélité n^est pas grand revenu, il suivit encore le duc de Béthune, dans son ambassade à Rome (1601). Celui-ci, moins ingrat, lui fît obtenir, en 1604, un canonicat de la cathédrale de Chartres, et deux ans après, une pension de 2000 livres sur Tabbaye des Vaux-de-Cernai. Recherché des grands pour ses talents, sa bonhomie insouciante et enjouée, sa conversation pleine de saillies, Régnier eût pu mener une vie heureuse s'il n'eût été, dès l'âge de trente ans, accablé de souffrances, suites de ses débauches. Il est le premier de nos satiriques par la vigueur, le coloris de ses peintures trop souvent cyniques, la verve et le mouvement du style, par une versification large et facile qu'on ne retrouve guère plus que chez Molière. Disciple de Ronsard et de son école, mais disciple aux allures dégagées, il les a défendus contre Malherbe, auquel il § fait rude guerre dans sa IX*satire. Nourri de la lecture des satiriques latins, Régnier imite fréquemment Horace, Perse, Juvénal, mais en maître. De l'aveu de Boile.au, c'est le poète «qui a le mieux connu, avant Molière, les mœurs et le caractère des hommes. » On a de Régnier seize Sa/tre«, trois Épitre$, cinq Élégies, des Odes^ Stances et des Épigrammei, etc.*.
— y. 6. Son pied, sa mesure.
— V. 7. Qu'il a (il dit) qu'il a.
-^ V. 8. Globe, qu'il connaît les éléments de tout ce qui existe dans Tunivers.